Salon de Francfort 2007 : nouveaux modèles, nouvelles stratégies pour les constructeurs français.
Par Marc Genix,
samedi 29 septembre 2007 à 15:51 :: Evènements / Salons
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C-Crosser, 4007, 308, nouvelle Twingo ou Laguna III tiennent le haut du pavé au Mondial de l’automobile 2007 de Francfort. Il était temps… Car on ne peut pas dire que le ciel soit au beau fixe en terme de vente pour les constructeurs français, qui semblent avoir pris quelques longueurs de retard ces dernières années face à une concurrence toujours plus aiguisée. Coups de projecteurs sur une nouvelle stratégie.
On a connu un Carlos Ghosn plus souriant dans les travées du salon de l’auto. Lui qui triomphait avec Nissan, semble avoir plus d’humilité dans la voix. Renault vient en effet de passer une année difficile aussi bien sur le plan des volumes de ventes que dans son organisation interne. Souvenez vous, il y a quelques mois des suicides à répétition étaient mis en lumière par les journaux dans le technocentre de la marque. Pression trop importante sur les ingénieurs ? Cette affaire révélait une situation pour le moins tendue et intenable pour le personnel du constructeur au losange qui se voyait astreindre des objectifs toujours plus important, alors que les résultats étaient eux toujours plus dans le rouge.
Ce climat qui n’est pas cantonnée à Renault (on a également appris que les mêmes phénomènes s’étaient produit chez PSA) montre peut être les limites de la stratégie des constructeurs. Pour autant y a-t-il péril en la demeure ? Quels sont les principaux enjeux à court et moyens terme ?
Le salon de Francfort arrive donc à point nommé pour inverser la tendance actuelle des ventes alors que nos trois constructeurs nationaux ont passé un été encore très difficile : Peugeot et Citroën ont été les plus touché (respectivement -9,9% et -17,3%) pendant que Renault tentait de faire encore de la résistance (-4%).
C’est donc le cartable rempli de nouveautés que s’annonce les plans de relance. Si PSA va s’essayer dans le tout-terrain avec les 4007 et C-Crosser tout droit issus de la plate-forme du Outlander, conçu par le spécialiste japonais Mitsubishi, Renault veut ressusciter le succès de la Twingo avec une deuxième version plus cossue quelques quinze après sa grande sœur. Plus classique est la dernière version de la berline Laguna qui remplace un modèle à bout de souffle que les concessionnaires vendaient ces derniers temps avec des rabais toujours plus importants. Dans les cartons du losange, il y a également un projet de SUV à venir, à l’image du prototype Koleos.


En arrière fond les français réalisent sans doute plus tard que les autres que le marché de l’auto a profondément changé en dix ans. Fini la stratégie qui consistait à ne produire que les modèles de berlines ou de petites polyvalentes, qui ont fait les beaux jours des constructeurs dans les décennies quatre-vingt et quatre-vingt. Aujourd’hui l’heure est à la déclinaison d’une multitude de types de carrosseries : on en veut pour preuve les succès des SUV, des petits 4X4 ou des voitures néo-rétro du type Fiat 500 ou Mini. De quatre types de carrosseries hier, certains constructeurs sont passés à plus de huit ou dix aujourd’hui.
Un autre front s’ouvre aussi pour nos tricolores : la bataille du qualité/prix. C’est peut être dans ce domaine que les consommateurs attendent désormais de net progrès face à une concurrence toujours plus ambitieuse. Rappelons par exemple que depuis près de vingt ans les constructeurs japonais propose des garanties 3 ans ou 100 000 km et que récemment le constructeur coréen KIA proposa sa CEED avec une garantie de 7 ans ! Même si des efforts ont été fait en terme d’équipements par PSA ou Renault, la fiabilité laissait toujours à désirer (notamment sur les 407) et la qualité de fabrication n’était pas toujours au rendez-vous, alors que les prix était quand à eux plus qu’à hauteur de la concurrence. C’est peut être là qu’un modèle comme la nouvelle Laguna peut tirer son épingle du jeu, avec un accent particulier, voulu par les concepteurs, sur la qualité des matériaux et l’assemblage. Il faudra encore du temps pour rattraper les constructeurs d’outre-rhin, référence en la matière, mais on peut mettre au crédit de Renault d’avoir su prendre en main un problème récurrent.
La prise de conscience est donc abrupte, mais les exemples de redressement existe bel et bien. A l’image de Fiat qui 5 ans est passé d’un statut de mort clinique endetté et en passe de se dissoudre dans l’ensemble GM, a un constructeur loué aujourd’hui pour son dynamisme et de ces gros efforts (qui ne sont pas encore terminés) sur la qualité autefois décriée de ces modèles. Les constructeurs français ont encore entre leurs mains des solutions pour conjurer deux dernières années cauchemardesques. Si le réveil a sonné trop tard ils seront des proies faciles dans cette compétition mondialisée.














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1. Le samedi 15 mai 2010 à 01:37, par Florian